En 2025, les hôtels européens ont vendu 29,9 % de leurs nuitées par les agences en ligne, contre 19,7 % en 2013, d’après l’étude de HOTREC menée auprès de 2 713 établissements. La vente directe reste majoritaire, à 51,3 %. En France, deux réservations sur trois passées par ces agences vont au groupe Booking (65,9 % dans l’échantillon français de l’étude).
Les IA s’intercalent avant ce choix. Quand un voyageur demande où dormir près de la cathédrale de Strasbourg, ChatGPT nomme quelques hôtels et cite ses sources : tantôt le site de l’hôtel, tantôt une plateforme. Un hôtel nommé avec son propre site en source peut décrocher une réservation directe ; un hôtel absent laisse la place à ses voisins. Les Aperçus IA de Google, lancés en France en juillet 2026, fonctionnent de la même façon.
Le voyage fait partie des trois secteurs où les Français ont le plus utilisé une IA pour décider d’un achat ou d’une réservation, à égalité avec la high-tech et la santé (15 % chacun), d’après l’Ifop pour Guest Suite (janvier 2026). La même étude montre que 85 % des Français qui utilisent une IA vérifient ensuite ses recommandations ailleurs. Être recommandé ne suffit donc pas : vos avis et votre site doivent confirmer ce que l’IA a dit.